Expérience photo d’un membre de la rédaction

Chaque mois, un membre de la rédaction traite un thème en images. Explications, conseils, trucs, astuces ». Que vous soyez « argentique » ou « numérique », il ne s’agit pas de donner une leçon, mais de faire partager une expérience de photographe.

photographie

Que l’on ait appris la photo graphie tout seul, en stage, avec des livres, des magazines ou avec un parent proche, on a tous un jour ou l’autre été confronté au problème des photos impossibles (ou quasi-impossibles) à exposer.
Au début, on croit qu’avec une bonne technique, l’appareil photo peut devenir aussi performant que l’œil humain. Avec l’expérience, on s’aperçoit que notre œil, via le cerveau, réalise des prouesses d’adaptabilité qu’aucun appareil, muni du plus fantastique des processeurs, ne saurait égaler.
On peut aujourd’hui relativiser ce propos avec les retouches numériques, mais il ne faut jamais oublier ce postulat de base: l’appareil photo n’enregistre pas exactement ce que l’on voit, surtout quand la scène cadrée présente un important écart de luminosité et de contraste.

Chercher le cadre

Vouloir intégrer dans une même composition des éléments placés dans un intérieur et d’autres situés à l’extérieur reste un vrai casse-tête photographique. Sur le terrain, les cas sont multiples et les obstacles nombreux : on peut être à l’intérieur ou à l’extérieur, à l’ombre ou au soleil, en noir et blanc ou en couleur, il faudra chaque fois réagir différemment. Bien sûr, certains pourront se demander pourquoi se fatiguer à trouver ainsi des cadrages alambiqués quand la « réalité » se suffit à elle-même. Ils ont peut-être raison dans certains cas, mais pour éviter de sombrer dans un académisme lassant ou devant des compositions « carte postale », il est souvent payant de se creuser un peu la tête et de trouver des angles, des distances, des premiers plans originaux. Et alors, le recours à une fenêtre, un préau, un porche, une vitre se révèle souvent efficace.

Une photo en deux temps

Le duo intérieur-extérieur fonctionne particulièrement bien dans trois cas types:
– En architecture et paysage, avec l’effet de « cadre dans le formes d’un porche, d’un pilier pour « encadrer » le sujet principal dans un jeu de formes et de silhouettes.
– En photo créative où l’effet « cubiste » permet de jouer avec les reflets, les distances, les repères pour trouver des géométries étonnantes. La scène va être représentée dans un jeu de surimpressions, brouillant ainsi la « vision » normale au profit d’une reconstruction originale.
– En reportage ou voyage, comme ci-contre, où le mélange lumière extérieure-pénombre intérieure crée des effets coloristes intéressants et permet d’obtenir des rendus contrastés grâce aux lumières dirigées. Dans tous les cas, le duo intérieur-extérieur se gère en deux temps: d’abord avoir l’idée (c’est-à-dire trouver le cadre qui fonctionne), puis savoir résoudre les problèmes techniques que pose ce cadrage « contre nature ». C’est ce que nous allons essayer de faire ici, en argentique et en numérique.

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