Manipulateur et bagarreur ilétait une fois James Coburn

Muscle, felin, dandy, le visage tracé au couteau (couteau dont il jouait avec maestria dans « Les 7 mercenaires »), James Coburn fait partie de ces acteurs-baroudeurs chers au cinéma américain. Et dont les videophiles savourent avec délices les exploits. Super mois de septembre pour les fans du héros buriné : une rafale de cassettes sort ce mois-ci avec Coburn en vedette. Chez Proserpine, « Le manipulateur », un film de 1974 où ii campe un financier au passé plutôt trouble qui brigue un poste à la Maison Blanche. C’est un cocktail explosif où se mêlent la politique, l’espionnage et le crime : un rôle qui lui colle parfaitement a la peau et un thème qui ne se démode guère ! Chez GCR sort « Le bagarreur », un film qui annonce d’emblée la couleur et qui plaira aux amateurs d’action (la même année, en 1975, Coburn tournait « La chevauchée sauvage » sous la direction de Richard Brooks). Chez Warner, c’est « II était une fois la révolution », la fresque grandiose de Sergio Leone (voir notre article dans ce numéro), qui met en valeur la présence « détonante » de James Coburn. II y joue un dynamitero de choc aux cotes de Rod Steiger et… c’est loin d’être un court métrage ! Mais le meilleur rôle de Coburn du moins dans les films disponibles en vidéo c’est sans doute sa composition dans « Mr. Patman » de John Gullermin, sorti ii y a déjà quelques temps chez SVP. II y interprète le rôle d’un infirmier qui travaille dans un asile de fous. Ce film, dont le sous-titre français est « L’homme que vous aimeriez rencontrer », était présent au 9e Festival de Deauville, hors concours. Aujourd’hui, âgé de 55 ans (il ne les fait pas !),James Coburn James Coburn est né dans le Nebraska, mais il se trouve Installé très tôt en Californie. Élève du Junior collège de Compton, puis du City collège de Los Angeles, il a très vite la vocation. Son interprétation dans la pièce »Country girl » de Clifford Odet, lui vaut une récompense et surtout un rôle dans le célèbre spectacle « Billy Budd ». En 1965, sa composition d’un nouvel espion de charme, rival de James Bond, « Notre homme Flint », le hisse au rang de vedette. Sam Peckinpah lui fait confiance pour « Major Dundee », « Pat Garrett et Billy le kid » et « Croix de fer » (gros score en vidéo). II lui confie même, en 78, la deuxième équipe de tournage sur « Le convoi » avec Kris Kristofferson et All Mc Graw. Au monde viril de Peckinpah succède l’univers sophistiqué de Blake Edwards avec « Qu’as-tu fait à la guerre papa » et « Opération clandestine ». Coburn, on le volt, passe allégrement du drame à la comédie. C’est un acteur qui mérite aujourd’hui d’être redécouvert. II est… en location dans tous les bons vidéoclubs !

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