Les grands espaces

australiens2L’histoire et la géographie australiennes ont de quoi faire rêver plus d’un scénariste hollywoodien. Les Australiens ont leurs déserts, leurs grands espaces colonisés dans la sueur et le sang, leurs Indiens décimés et parqués (les aborigènes), leurs bandits célèbres (Ned Kelly que joua Mick Jagger, en 1970, dans le film de l’Anglais Tony Richardson tourné en Australie), leurs ranches, leurs troupeaux… la complète panoplie de western, quoi ! Mais ils ont aussi leurs problèmes humains, leur histoire récente faite de lutte contre les éléments naturels ou une industrialisation qui écrasa soudain les petits pionniers. Ils ont enfin cette guerre, faite aux côtés des Anglais, sur le vieux continent et qui leur laisse de douloureuses cicatrices (voir des films comme « Gallipoli », de Peter Weir, et « Héros ou salopards », de Bruce Beresford). Ils ont leurs grandes villes, leurs bourgs paumés ou leurs plages immenses et désertiques. L’Australie est, pour les cinéastes d’aujourd’hui, une mine d’or de lieux et de récits, un catalogue complet de décors et de situations. Mais sa vraie force et sa véritable originalité est de savoir parler d’elle en ayant l’air de parler du monde entier. Ainsi « Dimanche si loin de moi », de Ken Hannam, rend passionnants les rapports de saisonniers tondeurs de moutons avec le riche éleveur qui les exploite, et « Newsfront », de Phillip Noyce, montre la vie des opérateurs d’actualités cinématographiques comme une aventure de pionniers. Le cinéma australien se penche souvent sur son proche passé et nombreux sont les films qui se passent dans les années 20 ou 30.

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